• ACT4 TALENTS

Sortir des sentiers battus : c’est oser faire de la performance en prenant soin des humains.

Le contexte [sanitaire] et économique est tel que l’Entreprise, pour progresser ou parfois même simplement survivre, ne peut plus se contenter des moyens habituellement générateurs de performance (normes, équipements, méthodes, démarches techniques ou organisationnelles, passage au numérique, etc.), même si ces moyens, mis souvent en place par des responsables techniques de haut niveau, sont d’avant-garde.

Nous constatons également que notre société est désormais multiculturelle.

Ainsi, dans les entreprises, peuvent cohabiter des personnes avec une diversité de références culturelles selon les origines géographiques ou sociales, les cultures familiales ou religieuses, le parcours scolaire, les classes d’âge, etc. Et c’est un point de non-retour. Cela nous amène forcément à repenser nos systèmes managériaux pour ne plus diriger les gens de façon uniforme, comme ce peut encore être le cas dans une configuration habituelle. Celle-là même qui consistait, pour obtenir la meilleure productivité, en une organisation rationnelle bien structurée, divisée en tâches confiées à des personnes qui venaient pour exécuter ce qu’un service Technique ou Méthodes leur disait de faire ou ce que des experts avaient prévu qu’elles fassent.

De plus, même si ce type de culture managériale a pu participer à un réel stade de développement économique, les nouvelles générations dites « Y » puis « Z », dont le proportion ne cesse d’augmenter assument haut et fort ce que les salariés plus anciens n’osent dire : le besoin de trouver un équilibre de vie, de donner du sens en exerçant leur travail non comme exécutants mais comme parties prenantes.

L’idée de ce changement fondamental de culture managériale est de ne pas perdre ou de ne pas passer à côté de la multiplication des talents de chacun(e) au service de la réussite de toute l’entreprise.

Après la période légitime de prudence voire d’attentisme, nous rentrons dans une période dans laquelle ne pas prendre ce “risque” deviendrait plus risqué que de le prendre.

Le professeur et consultant américain Peter Drucker (1909/2005), l’un des plus célèbres en management d'entreprise, résumait, en substance, la situation comme ceci :

« Le plus grand danger, dans les moments de turbulence, ce n’est pas la turbulence ; c’est d’agir avec la logique d’hier ».

Notons qu’il existe deux manières de concevoir la performance de l'entreprise selon le professeur de management Douglas McGregor : celle dite du « boucher » [ou du gestionnaire] qui consiste à trancher dans les coûts et en particulier à tailler dans les effectifs. Pour ne pas agir avec cette logique d’hier, nous préconisons d’opter pour l’autre, celle dite du « boulanger» [ou du leader] qui s'efforce de faire lever la valeur ajoutée en faisant en sorte que les femmes et les hommes de l'entreprise mobilisent leurs intelligences individuelle et collective. Seule cette stratégie du « boulanger » semble pouvoir durablement produire une société à la fois plus prospère et plus humaine. Quand est-ce qu’on s’y met tous ? Extrait de l’ouvrage co-écrit par Julie Duperret et René Baud, coachs. Quand les sourires font briller l’entreprise ... ​Guide théorique, pratique et intimiste de l’Entreprise Déléguée​, nouveau mode de gouvernance du XXIème siècle